492 '                                             REGISTRES DU BUREAU                                           [i557]
DCCCCXXII. — Lettres du Roy.
Reçues après le 6 août 1557. (Fol. 25i r°.
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De par le Roy.
Trés chers et bien aînez,
«D'autant que par le contract des premiers 111e m. livres que nous avons prins durant ceste année à constitution de rente sur l'Hostel de notre Ville de Paris f2', est porté que les deniers seroyent mys en noz coffres du Louvre en la presence des commissaires par nous y ordonnez, et illec distri­buez comme noz autres finances, selon l'ordre y estably, vous avez n'a gueres faict difficulté de deli­vrer et mettre directement es mains du Tresorier de notre Espargné la somme de trente mil livres faisant portion desd. mc m. livres, et auriez icelle fournye aud. Louvre, où elle auroit au mesme instant esté, suyvant nostre Mandement, porté en certaines Lettres missives de livrer au Tresorier de l'Extraordinaire de noz guerres du costé dc Picardie et Champaigne, lequel est de present en peyne pour en avoir acquict et mandement paiant de nous aud. Louvre pour servir de descharge aud. Tresorier de nostre Espargné qui luy en a faict la delivrance;
r Et pour ce que, si de present led. acquit luy estoit
expedié, il seroit postérieur à la delivrance desd, deniers aud. Tresorier de l'Extraordinaire de noz guerres, contre toute ordre et formalité de proceder, et qu'il ne gist en cecy aucune consequence, n'estant question que pour l'observance des formalitez et solempnitez dud. Louvre, nous avons advisé, puis­qu'en tout évènement vous avez par vostre acquict et descharge la quittance dud. Tresorier de nostre Espargné, de faire corriger sur les registres et Con­trerollé d'icelluy Louvre la reception et distribution faitte desd, xxx m. livres, comme aussi fera par mesme moyen led. Tresorier de nostre Espargné sa quittance : par quoy de vostre part vous n'en ferez aucune difficulté ne aussy de lui delivrer le surplus desd, iii0 m. livres par ses simples quittances seulle­ment ad ce qu'i ne soit plus usé de longueur, et que par consequent nostre service n'en puisse estre re­tardé : car tel est nostre plaisir.
"Donné à Compiengne, le vi" jour d'Aoust mil vc lvii."
Signé: "HENRY". Et au dessoubz : «Du Thier n.
DCCCCXXIII. — Deux cens muys de rled demandez tar le Roy à la Ville.
9 août 1557. (Fol. 25i v°.)
(-)
Du ix° jour d'Aoust mil v° lvii.
En Assemblée le jour d'uy faitte, en l'Ostel de la Ville de Paris, de Mess" les Prevost des Mar­chans, Eschevins et Conseillers de lad. Ville, pour adviser sur ce que le Roy demande la quantité de deux cens muys de bled luy estre envoyée dedans samedi prochain en la ville de Compiengne pour l'advitaillement des villes frontieres, sont comparuz assavoir :
monsr Perrot, Prevost des Marchans;
monsr Boursier, Du Ru : Eschevins;
monsr de L'Espine m° des Comptes, mons' de Villabry, mons' de Livres, mons' le Lieutenant par­ticulier, mons' de Montmirel, sire Jehan Croquet, mons' Paluau, mons'Le Sueur : Conseillers de la Ville.
La matiere mise en deliberation, a esté conclud de secourir le Roy en la plus grande dilligence que l'on pourra; et pour ce faire, fault faire perquisition es monastères et religions où il peult avoir des bledz, pareillement es maisons des bourgeois et marchans; aussi mander les porteurs et mesureurs de bled pour savoir d'eulx où il y en a; mander aussi les mar­chans desd, blez pour savoir s'ilz en ont ou s'ilz en pourroient promptement recouvrer. Et pour plus dilligenter la chose, fault aller devers Mons' le Car­dinal de Bourbon, Lieutenant du Roy àParis, pour savoir qui a la charge de payer lesd, blez, par ce qu'il est necessaire avoir argent contant pour faire l'achapt et payement d'icelluy.
W Au Registre, ces Lettres royaux suivent immédiatement la relation du voyage en Cour, transcrite en l'article ci-dessus DCCCCXIX.
(2' Lettres du 21 février, rapportées ci-dessus art. DCCCLXXVII.
(3) Au Registre, ce document vient après l'article coté ci-dessus DCCCCXXI.